Stress et Fatigue: quand le cerveau surchauffe

Il est probable que chacun d’entre nous, un jour ou l’autre, sera envahi par ses pensées, il doit s’agir de la condition humaine. Maîtriser ses pensées est un enjeu pour l’humanité entière, et fait partie des enseignements spirituels dans toutes les cultures depuis des millénaires.

Notre cerveau est une merveilleuse machine à penser, un émetteur récepteur de vibrations, il nous permet de nous construire une représentation du monde en fonction des vibrations que nous percevons, consciemment  et inconsciemment. Dans la réalité, notre monde est fait d’énergie faisant vibrer des particules de matières infiniment petites dans l’immensité du vide. Nous voyons des tables, des chaises, des arbres magnifiques, et des couleurs somptueuses. Nous échangeons tous entre nous des vibrations, des pensées, des émotions, que nous percevons et qui nous aide à nous représenter le monde relationnel et spirituel. Ce monde-là nous le construisons avec nos croyances, et nos schémas, conscients ou inconscients (cf. Le monde, une incertaine réalité).

Comme le dit l’évangile de Saint-Matthieu, « Heureux les simples d’esprits, car le Royaume de Dieu leur appartient». Lorsque que je parviens à abaisser mes fréquences cérébrales suffisemment pour apaiser mes pensées, je contacte alors un bien-être indicible et indescriptible, alors oui je le dis : penser trop peu nous éloigner du bonheur. La pensées coupée du corps et du cœur devient stérile, anxiogène, incontrôlable et pousse au doute, à l’obsession. L’intelligence est également un risque de tomber dans les méandres de l’esprit, de se laisser emporter par nos démons et rend difficile l’accès à la paix de l’esprit.

Toutefois, lorsque l’intelligence est au service du cœur, elle est capable de grandes choses, tout comme les grands maîtres spirituels mais aussi scientifiques nous l’enseignent, l’intelligence devient un cadeau immense lorsqu’elle est au service de l’intuition. Alors elle ne s’épuise plus, elle s’aligne avec l’Etre tout entier, elle le nourrit, et le rempli d’énergie.

« J’éprouve l’émotion la plus forte devant le mystère de la vie. Ce sentiment fonde le beau et le vrai, il suscite l’art et la science. Si quelqu’un ne connaît pas cette sensation ou ne peut plus ressentir étonnement ou surprise, il est un mort vivant et ses yeux sont désormais aveugles. Auréolée de crainte, cette réalité secrète du mystère constitue aussi la religion. Des hommes reconnaissent alors quelque chose d’impénétrable à leur intelligence mais connaissent les manifestations de cet ordre suprême et de cette Beauté inaltérable. Des hommes s’avouent limités dans leur esprit pour appréhender cette perfection. Et cette connaissance et cet aveu prennent le nom de religion. Ainsi, mais seulement ainsi, je suis profondément religieux, tout comme ces hommes » Albert Einstein

Cet article est donc préparé pour chacun d’entre nous, mais tout particulièrement pour les surchauffées du bulbe :), ceux qui pensent et ressentent plus que la plupart des gens et qui se reconnaîtrons dans les termes suivants : zèbres, droitiers du cerveau, aspies, hypersensibles, Haut Potentiel, surdoués, guerriers de lumière, indigos, cristals, surefficient etc etc etc.

Stress et Fatigue, les conséquences de la surchauffe du cerveau

Si les paragraphes plus hauts vous auront parlé, si vous vous êtes reconnus, vous pourrez certainement sentir que plus vous pensez, plus vos fréquences cérébrales seront élevées, et plus vos influx nerveux (électriques et neuro-chimiques) seront importants. Sur-stimulé, votre corps devera compenser, trouver de l’énergie et aura tendance à produire des hormones du stress, augmenter votre fréquence cardiaque et respiratoire, augmenter votre tension artérielle, afin de vous permettre de maintenir l’homéostasie, c’est-à-dire l’équilibre du corps. Tout ceci fatigue, épuise le corps et l’esprit, et augmente alors les risques de déséquilibre neuro-chimique conduisant à la dépression, à l’irritabilité, à la maladie. Ainsi plus vous pensez, plus vous devez permettre à votre système nerveux de se régénérer, afin de récupérer et de vous rééquilibrer. Vous percevez plus, donc votre système nerveux et par la même votre corps tout entier est plus stimulé.

Un système nerveux sous stress devient hyper vigilent et anxieux, ainsi le serpent se mord la queue. Le monde étant encore plus stressant, vous avez encore plus de stimuli, et l’épuisement vous guète. Même si le burn-out est un cadeau (cf. Guérir du burnout et renaître), il permet avant tout d’apprendre à mieux prendre soin de soi et à poser des limites. Voici les pistes d’exploration que chacun peut utiliser afin de limiter son stress. Je ne parlerai pas du recours aux médicaments, même si je pense que parfois c’est tout à fait nécessaire.

  1. La méditation. Personnellement, la méditation m’a sauvée de moi-même et de mes démons. Plus vous ressentez, plus votre corps est envahi de décharges biochimiques et électriques, et plus vous devez vous nettoyer, corporellement, vibrationnellement et spirituellement. La pratique régulière de la méditation, de l’auto-hypnose, de la relaxation etc. vous permet d’abaisser vos fréquences cérébrales, de libérer vos émotions, de détoxifier corps et esprit et de contacter avec votre intuition. Si en ce moment même en lisant ces lignes vous vous dites : « mais moi je ne peux pas méditer », « je suis trop hyperactif », ou « je ne suis pas réceptif », « je n’ai pas le temps » ne vous inquiétez pas, ce n’est pas vrai. Si la pratique de la méditation en position du lotus dans le silence est ardue pour une personne sur-efficiente, voir même probablement déconseillée, il en existe tout un tas d’autre forme de méditation qui font intervenir le corps et qui sont tout à fait accessibles à des personnes hyperactives, qui vont les soulager et les apaiser. Bien-sûr, plus vos réseaux neuronaux sont complexes, plus vous devrez persévérer dans cette pratique avant d’atteindre la paix. Mais le cerveau est comme un muscle que l’on entraîne. Mais plus vos réseaux neuronaux sont complexes, plus vous pensez, plus vous avez besoin de méditer. En gros, plus vous êtes occupés, plus il est urgent de méditer 😉 Et si vous manquez de temps, être plus calme permet de mettre en place des actions plus efficaces, plus éclairées et qui prennent moins de temps. Sans compter le fait que chaque expérience de votre vie, active ou non, peut devenir une méditation. En respritant de façon consciente, même devant votre ordinateur ou en donnant le bain aux enfants, vous abaissez vos fréquences cérébrales, vos fréquences cardiaques, et vous augmentez votre bien-être et votre intuition. Tout le monde a 5min dans la journée pour se concentrer sur sa respiration ou se masser les pieds avec une balle de tennis, n’est-ce pas ?
  2. Les huiles essentielles. J’ai découvert les huiles essentielles grâce à mon ami Sébastien Schenevey, aromacos.ch. En m’intéressant aux pouvoirs psycho-énergétiques des huiles j’ai découvert que beaucoup d’entre elles peuvent aider à divers niveaux. Si toutes les études cliniques ne sont pas encore disponibles, la science nous permet toutefois déjà de comprendre que ces huiles contiennent des principes actifs, parfois même à l’origine de médicaments commercialisés. De plus, le centre d’analyse des informations olfactives se trouve juste à côté du cerveau limbique qui gère les émotions et les souvenirs, les odeurs ont donc un pouvoir certain au niveau de notre inconscient. Certaines peuvent vous aider à lâcher prise (Petit grain bigarade), d’autre à vous ancrer (angélique, vétiver, patchouli), d’autre permettent de libérer le mental (bois de santal, menthe poivrée), d’autres permettent de vous libérer des énergies basses (géranium), de soigner votre petit cœur (immortelle, camomille romaine, etc) et enfin l’épinette noire qui active votre énergie de vie et vous permet de diminuer la fatigue (à mettre directement sur le sacrum). Attention toutefois à la toxicité, il est donc mieux de les utiliser diluées dans une huile végétale.
  3. L’alimentation. Lorsque la fatigue nerveuse se fait sentir, l’organisme s’épuise autant que notre psychisme. Ainsi des carences alimentaires peuvent apparaître, notamment aux vitamines du groupe B, magnésium, fer, ou autre. En buvant chaque jour des jus de fruits frais (ou légumes) vous pouvez déjà améliorer beaucoup votre énergie globale, la vitamine B vous permettra de mieux assimiler le fer et le magnésium. Les aliments crus contiennent plus d’énergies que des capsules achetées à la pharmacie. De plus, certains jus peuvent vous soigner (patate crue (non germée) soignent les ulcères, le jus de chou soigne les intestins paresseux, etc). Si vous digérez mieux, vous assimilez mieux et vous détoxifiez mieux, et donc vous augmentez votre énergie globale et vous éviter les fringuales. En plus, en mangeant mieux votre flore intestinale sera plus saine, et de plus en plus de recherches démontrent qu’elles ont un grand impact sur l’équilibre neuro-chimique du cerveau. De plus, votre système digestif contient lui aussi un très grand nombre de neurones (parfois même appelé deuxième cerveau), qui sont également surchargés et qui peuvent impacter votre humeur, votre système immunitaire, et votre énergie globale. Bien-sûr, beaucoup de patience et de bienveillance sont nécessaires, ce qui n’est pas le fort des sur-efficients 😉
  4. Adapter son hygiène de vie. Etre sur-efficient implique que vous êtes plus sensibles aux stimuli, vous ne pouvez donc pas avoir le même rythme de vie qu’une personne neuro-typique. Votre emploi, vos relations, vos croyances sur vous-même et le monde doivent être revisités en fonction de votre spécificité. Vous apprendrez ainsi les clefs du bonheur avec un cerveau bouillonnant, ce qui vous permettra d’être plus en accord avec vous-même et le monde. Je vous conseille vivement les livres de Christel Petitcollin (Je pense trop et je pense mieux). Il est important de respecter son rythme de sommeil car c’est durant la nuit que le cerveau se régénère en synthéstiant et en rechargeant les synapses de neuro-transmetteurs. Nous avons tous un bio-rythme qui nous est propre, mais bien-sûr on ne peut écouter les messages du corps que lorsque nos pensées sont apaisées. C’est plus important pour une personne qui pense beaucoup que pour n’importe qui d’autre. Si vous êtes fatigué ou stressé c’est que vous ne respectez pas votre corps. Identifiez les aspects de votre vie qui doivent être ré-équilibrés. Et comme une personne sur-efficiente doute beaucoup et mélange toutes les informations dans sa tête, un avis extérieur d’une personne de confiance sera probablement d’une grande aide. Evitez ceux qui vous disent que vous devriez simplement lâcher prise, ou vous poser moins de questions, mais allez vers une personne bienveillante qui comprend la surefficience. Vous n’avez pas besoin d’être en plus culabilisé de rencontrer des difficultés liées à la construction même de votre système nerveux.
  5. Les techniques d’auto-hpynose. L’auto-hypnose peut vraiment vous aider à jouer avec votre esprit. Vous pouvez apprendre comment vous régénérer, comment visualiser des scènes qui vous stressent pour vous y préparer, comment renforcer votre système immunitaire mais surtout comment abaisser vos fréquences cérébrales. Si le mot hypnose vous fait peur, alors consulter la conférence sur les mythes concernant l’hypnose. Documentez-vous, informez-vous, et je suis sûre que vous allez comme moi vous passionner pour vos états de conscience. Cela vous permettra d’ailleurs de ne plus vous faire hypnotiser à votre insu (très facile en fait avec quelqu’un qui se pose milles questions), car vous saurez comment ça marche et vous utiliserez vos états modifiés de conscience pour votre plus grand bien. Et si vous vous dites que vous n’êtes jamais en état d’hynpose je vous lis, vous l’êtes plus souvent que vous ne le croyez. C’est un état naturel, et biologiquement nécessaire. Moi aussi j’avais peur, et maintenant….. Juste un exemple, Bertrand Piccard, célèbre psychiatre et hypnothérapeute, a utilisé l’hypnose pour résister à la privation de sommeil durant ses périples en mongolfière par exemple.
  6. Utiliser votre intelligence pour prendre du recul. Vous avez peut-être remarqué que parfois votre intelligence vous fait défaut, lorsque l’émotion devient forte ou que vous vous persuadez d’une croyance négative sur vous ou sur le monde. Ceci prend énormément d’énergie. Alors utilisez votre belle intelligence pour questionner ces schémas, et doutez de tout sauf du fait que vous avez toute votre place dans cet univers, et que vous êtes désirés. Les lois de l’univers sont intransigeantes, ce qui n’a plus lieu d’être disparaît. Ainsi, si vous êtes en vie, c’est qu’il doit en être ainsi, c’est une des seules choses dont vous pouvez vraiment être sûrs. Pour un sur efficient, l’estime de soi est un enjeu, de part le fait qu’il fonctionne préférentiellement au niveau du cerveau droit. Celle-ci étant principalement située au niveau du cerveau gauche, il est plus difficile pour un cerveau droit de la construire, et elle ne va pas de soi (voir la conéfrence de Jill Boyle Taylor, neuroscientique spécialiste du cerveau et Stop à la guerre de l’égo).  Si en plus vous vous sentez différents et inadaptés depuis l’enfance, autant dire qu’il y a du retard à rattraper ;). Alors il est important de rééduquer votre cerveau, de maîtriser vos pensées, d’apprendre à être bienveillant avec vous pour avoir l’énergie suffisante de mettre les 5 premiers points en pratique. Master the basics! En vous relaxant, en vous connectant à votre coeur avec votre intelligence, vous pourez revoir et penser la situation différemment. Ceci est un des outils merveilleux que les surefficients et tous les individus de la terre devraient apprendre à l’école, pour mieux écouter leurs émotions qui sont le langage de l’âme. Bien-sûr, plus votre pensée a construit d’arborescences, plus cela vous demandera du temps, mais plus vous en avez besoin. Et alors là ce qui est sûr, c’est que plus vous essayez d’être quelqu’un d’autre, de vous adapter, plus vous vous dites que ce que vous êtes n’est pas ok, plus ça vous prendra de l’énergie. Ainsi, apprendre à se connaître et oser être qui l’on est, dans ses forces et faiblesses, voilà qui apporte énormément d’énergie. Alors il est urgent de commencer, non ?

La patience, mère des vertus

Il est probable que si vous pensez vite, vous avez une tendance à l’ennui. Vous n’aimez probablement pas attendre, et vous doutez rapidement. Mais je vous le dis, la matière a son propre rythme, votre inconscient doit s’habituer aux changements et les émotions mettent du temps à se libérer, les nouvelles connexions neuronales doivent se faire dans votre cerveau, les anciennes doivent se dissoudre, tout ceci prend du temps, et de l’énergie. Vos doutes sont contraires au mouvement normal de la Vie, et vous prennent beaucoup d’énergie. Restez bien conscient de vos pensées, et soyez bienveillant avec vous-même, toujours et en tous lieux, même lorsque vous n’arrivez pas à suivre les conseils cités plus. A chaque fois que vous vous en voulez, cela envoie un signal d’insécurité à votre inconscient qui va abaisser votre niveau d’énergie. Parfois aussi être bienveillant avec soi-même c’est admettre ses difficultés et demander de l’aide. Il y a autour de vous probablement plus de personnes envahies par leurs pensées et leurs émotions que vous ne le croyez. Elles sont sûrement des trucs pour vous!

« La route la plus longue que tu devras emprunter au cours de ta vie est le chemin sacré qui mène de ta tête à ton cœur. » Auteur Inconnu